Accueil Sommaire Presentation Expositions Sculptures Monument Peintures Actualités Animagin Atelier Arles Contacts | L'Atelier Gaston de Luppé Préparation en 2009 des activités et des locaux de l'association "L'Atelier Gaston de Luppé" située au centre historique d'Arles à deux pas des Arènes et du Théatre Antique. Parution au journal officiel du 18 Avril 2009 - Identifiant SIREN 512 853 656 Inauguraion le 7 Mai 2010 avec une exposition du peintre Roger Freinex et débuts des activités Animagin d'animation pour les jeunes ce même mois. Le site Atelier Gaston de Luppé détaille les activités et les expositions de l'association. Ci dessous un résumé de la vie et des activités de Gaston de Luppé permet de mieux situer la création et les objectifs de l'association.
Gaston de Luppé sculpteur, est né le 4 mars 1872 à Paris où il est décédé le 13 août 1939. Sa famille est originaire du Pays Basque où elle occupe le château d’Abére dit Château de Luppé dans la commune d’Asson, depuis le XIX°.
A sept ans, voyageant avec son oncle, il traversa Arles qui lui plût tellement qu’il se promit d’y venir habiter un jour. Après des études classiques en Angleterre puis son passage aux Arts Déco, fidèle à sa première attirance il revint aux environs de 1900 à Arles où il installa un de ses ateliers de sculpture. L’endroit choisi fut l’ancien Hôtel de Miollis du XVII°, devenu Hôtel de Romieu, transformé plus tard en usine de torréfaction et tombé en ruines. Il entreprit de le restaurer en s’entourant d’artistes tels que Jean.Amédée Gibert architecte et prix de Rome de peinture en 1898, qui en fit un palais d’inspiration florentine et décora certaines grandes pièces de peintures baroques en trompe-l’œil d’une inspiration très originale. La restauration se termina en 1911, puis vint la guerre qui retarda les derniers travaux de décoration. Le palais de Luppé fut quelquefois appelé "La Villa Medicis d'Arles". Avec son épouse Françoise de Cossé Brissac connue en littérature et en poésie sous le pseudonyme de Marie Cossa, il vécut là, entouré de leurs cinq enfants.
Au bal des anciens élèves des Arts Déco, il rencontre Léo Lelée, peintre originaire de la Mayenne (1872+1947) à qui il vante la beauté d’Arles et qu’il invite à venir peindre chez lui. Lelée est séduit par le Provence, il s’y établit dans une petite boutique proche des Arènes où il vendra modestement ses œuvres. Très apprécié de Gaston de Luppé avec qui il établit une solide amitié, il deviendra le disciple de Mistral qui l’appelle « le peintre des Arlésiennes » dont il a su rendre la grâce. Dans l’entourage de Gaston de Luppé il faut encore citer son ami le peintre Dyf.
C’est l’époque à laquelle l’atelier de Gaston de Luppé acceuille et héberge généreusement des artistes de toutes sortes, à tel point qu’on l’appelle « le Mécène d’Arles ». Parmi ses protégés Georges Louis Pomerat peintre connu à cette époque mais malade et délaissé trouva aide et réconfort près de lui et installa son atelier dans le jardin. Les jeunes Arlésiens bénéficièrent aussi de sa générosité à l’occasion de cours de dessin qu’il leur prodiguait bénévolement. « C’était un grand humaniste aimable, jovial et modeste qui marqua profondément la vie de la cité » Il est curieux de constater que longtemps avant lui Charles Joseph de Romieu ancien propriétaire des lieux était connu aussi pour sa générosité envers les artistes.
L’autre passion de Gaston de Luppé était l’archéologie qu’il pratiquait en compagnie de son ami Fernand Benoist Conservateur en chef des Musées d’Arles, de Léo Lelée et de plusieurs autres. Les fouilles effectuées à Trinquetaille, mirent au jour en 1899, quelques belles pièces, statuettes, coupes, vases, poteries, qui sont encore dans les musées de la ville.
On retrouve Gaston de Luppé à Paris en 1930, exposant un Samson de pierre au Salon des Artistes Français. Il fit don à sa commune natale d’Asson dans les Pyrénées Atlantiques d’un terrain destiné à l’érection d’une statue réalisée par lui et destinée à rendre hommage aux victimes de la guerre. C’est une femme au visage triste qu’il appelle « La Paix ». Cette statue est la réplique de celle qu’il a donné à la ville d’Arles et qui se trouve aujourd’hui sur les Lices. Cet amateur d’art était aussi un collectionneur éclairé comme en témoignent certaines œuvres de Ségoffin et de Bouny sculpteurs consacrés qu’on retrouve dans le palais au milieu des œuvres en plâtre pierre ou bronze sorties de son atelier. On retrouve dans celles-ci la puissance de Rodin qu’il admirait, alliée à beaucoup d’élégance et de finesse.
Sa fille Diane de Luppé disparue en 2007, avec son mari Christian de Maynard, décida peu de temps avant sa mort, de rendre vie à son atelier et d‘en faire, à l’instigation de Christiane Perret-By (Cris Pereby), un lieu de culture ouvert à tous dans l’esprit même de Gaston de Luppé, pour lui rendre hommage et continuer son œuvre. Jacqueline Gabeux Membre fondateur honoraire de l'associationChargée de la documentation
Restauration de l'Alelier Porte d' entrée de l 'Atelier |